Le lontar est un arbre qui ressemble au cocotier.
Il donne des fruits qui sont comestibles,
mais on en mange rarement. Sa seve est utilisee
pour faire du sucre et du vin de palme, le
tuak.
Quant a ses feuilles, une fois sechees et
decoupees selon un format rectangulaire tres
allonge, elles fournissent les pages sur lesquelles
les Balinais gravaient les lettres de leurs
livres. Ces feuilles sont perforees en leur
centre et assemblees au moyen d'une cordelette
fixee a deux planchettes de bambou.
De nos jours, il n'y a plus beaucoup de Balinais
qui maitrisent encore 1'ancien Javanais, ainsi
que 1'ecriture syllabique Balinaise - proche
des ecritures classiques de 1'Inde du sud,
de la Thailande, de la Birmanie, etc. La technique
de fabrication des lontar est donc devenue
plus rare, bien qu'on assiste aujourd'hui
a une renaissance de cette pratique. Cependant
il n'y a plus guere que clans le village montagnard
de Tenganan que Yon grave encore des lontar
en quantite, mais il s'agit uniquement d'ouvrages
illustres destines a etre vendus a des visiteurs
etrangers...
Toutefois, clans les maisons - griya - des
grands pretres, dans les anciens palais royaux
- puri - et chez les Balian, guerisseurs traditionnels,
on conserve encore precieusement les anciens
lontar sacres. Enfin, sous 1'impulsion des
Hollandais, bon nombre d'anciens lontar furent
rassembles clans un batiment special, le Gedong
Kirtya de Singaraja, en vue de les sauvegarder.
Après