L’immobilier à Bali, le Saint-Tropez de l’Asie - La Gazette de Bali

Domaine prisé des nouveaux investisseurs bien que les prix à la location saisonnière baissent à cause de la multiplication de l’offre, rien ne semble pouvoir freiner le marché de l’immobilier à Bali. De la vente de villas à la location, le point avec un spécialiste du marché…
« Bali je t’aime » ! Ca pourrait être le titre d’une ode à l’île des dieux, c’est tout simplement le nom de l’agence de location de villas de Gregory Eloy, également propriétaire de « Bali Loves You » auquel nous avions consacré un article à ses débuts (cf. la Gazette de Bali n°22 – mars 2007). Arrivé sur l’île en 1995, il a monté son agence dix ans plus tard, après avoir tenté sa chance en tant que propriétaire. « J’étais allé voir des agences anglo-saxonnes pour les deux maisons que je possédais mais elles avaient des catalogues trop fournis, aucune ne me semblait sérieuse, elles s’occupaient de tout et de rien, vente, recherche de terrains, management… Comme s’il s’agissait plus de quincaillerie que d’immobilier, elles ont d’ailleurs disparu depuis. J’ai donc décidé de me lancer à mon tour et de me spécialiser dans la location saisonnière. » Avec ses quatre employées indonésiennes : Lulu, Nabila, Puji et Handa, réparties sur des taches bien différentes, il a su tirer son épingle du jeu en se spécialisant sur un type de produit. «  On est sur le cœur du marché avec un prix de nuitée à 220 euros, avec 50 villas en moyenne dans notre agence qui permettent de faire bosser les propriétaires toute l’année. On a réussi à fidéliser une clientèle qui nous le rend bien. Depuis 2008, on atteint 20% de progression de chiffres d’affaires chaque année, en termes de rentabilité et de réservation. On est sérieux, nos clients le savent. » Le parc immobilier augmente constamment et le client sait ça aussi. La concurrence acharnée entre les différentes agences de l’île oblige celles-ci à baisser les prix. Depuis 2009, on constate une baisse de 10% des prix pour continuer à harponner des clients de plus en plus nombreux. « Il faut se spécialiser sur un marché pour garder sa clientèle », répète Gregory. « En 8 ans, je n’ai jamais appliqué les conditions générales à l’encontre des locataires, je demande à tous nos propriétaires de faire preuve de la même souplesse que moi. On trouve le client, il faut tout faire pour que le séjour se passe bien. On s’occupe des services et du personnel. Si le client désire quelque chose de précis pour son séjour, comme un cuisinier ou un chauffeur, il nous prévient et on s’organise. Ceux qui font 12 000 bornes pour venir jusqu’ici veulent savoir pourquoi ils ont eu raison de nous faire confiance », poursuit-il. Une confiance que Gregory a acquise au fil du temps avec la publicité, le bouche à oreille, son site Internet et le référencement qui l’accompagne. « Mes clients reviennent parce qu’ils n’ont pas été déçus », affirme-t-il.
Les Seminyakers et le confort authentique
Avec 70% de taux de remplissage en 2008 et une clientèle majoritairement francophone accompagnée de quelques Australiens et Italiens, Gregory sait de quoi il parle. Il a vu un bon nombre d’investisseurs venus s’installer sur l’île pour toucher le Graal. Pourtant, comme il nous l’explique, les tendances évoluent et être propriétaire aujourd’hui n’est plus chose aisée : « En 2010, un terrain de 5 ares (ndlr- 500 m²) à 25 000 euros à Canggu pour un bail de 25 ans était rentabilisé en 5 ans maximum. Aujourd’hui, les propriétaires doivent débourser plus et être patients pour leur retour sur investissement. La même surface leur coûtera le double du prix. Pour une villa toute simple de 3 chambres à 140 000 euros avec un profit net de 17000 euros par an, il faut compter 8 ans et demi avant qu’elle ne soit rentabilisée. » Une rentabilité plus longue due également à l’évolution du marché. Les « Seminyakers » qui ne voulaient pas louer ailleurs que dans les environs du Ku de ta et d’Oberoi commencent à se déplacer vers Umalas et Canggu. « C’est aussi une clientèle plus familiale, qui réserve longtemps à l’avance pour avoir ce qu’elle veut et être au calme dans des endroits où les rizières existent encore. Aujourd’hui, le centre de gravité des demandes, c’est la jonction Petitenget / Batu Belig », explique Gregory. Les clients se déplacent parce que les prix et les environs sont plus attractifs. Pour une villa de 600 m² à Umalas, les prix en location tournent à une moyenne de 220 euros la nuit. Ils recherchent « le confort moderne dans un cadre authentique. » Umalas et Canggu sont en train de devenir des lieux prisés des agences immobilières parce qu’il y a encore de la place et des terrains disponibles. « On n’est pas loin du centre de Seminyak tout en restant assez à l’écart des routes et des embouteillages. Notre hantise, c’est vraiment le bruit  », rappelle-t-il. Gregory l’a compris et il n’est pas le seul. Son agence en inspire d’autres, comme la version « Bali te amo » et son propriétaire Marcel, Argentin, qui se sert du support de Bali je t’aime. Investir dans l’immobilier à Bali, c’est devenu un véritable challenge, que beaucoup veulent relever. Une chose est sûre, c’est qu’à l’inverse de Capri, Bali, ce n’est pas fini.
Bali je t’aime
Jl Basangkasa n° 13, Seminyak
Tél. (0361) 736 035

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